Renault se donne deux courses pour voir

Pat, l’équipe a connu un week-end étonnant à Melbourne avec une
qualification décevante et pourtant un résultat dans les points.
Dans quel étant d’esprit, l’équipe aborde-t-elle ce Grand Prix de
Malaisie ?
C’est toujours bien de faire un premier bilan après la première
épreuve, histoire de voir où nous en sommes. Souvent après
Melbourne, on se pose encore des questions et je crois que c’est
encore le cas cette année. Certaines équipes n’ont pas été en
mesure de montrer leur réel potentiel, c’est le cas notamment de
Ferrari. De notre point de vue, nous avons connu un week-end
frustrant mais concluons sur un résultat dans les points. La chance
va et vient. Fernando a été quelque peu malchanceux lors de
l’entrée en piste de la voiture de sécurité mais au final la chance
a été avec nous et nous marquons des points importants. Je crois
que toute l’équipe est très contente de cette quatrième place mais
nous nous préparons maintenant à courir sur des circuits plus
traditionnels, en commençant par la Malaisie ce week-end. Nelson a
connu des débuts difficiles.
Pensez-vous que les choses se seront améliorées d’ici le prochain
Grand Prix ?
J’en suis persuadé. Melbourne est un circuit difficile pour les
pilotes et ce n’est sans doute pas le circuit le plus facile pour
débuter une carrière car cette course est toujours difficile. Cela
avait déjà le cas pour Heikki l’an dernier. Nelson a eu un week-end
difficile et je regrette que l’équipe n’ait pas été en mesure de
l’aider davantage. Nous souhaitions lui permettre de tourner un
maximum vendredi et samedi mais cela n’a finalement pas pu être le
cas et ensuite il a dû abandonner en course suite à un problème sur
sa monoplace. Nous sommes tous désolés mais il ne faut pas
s’apitoyer, nous nous concentrons sur les courses à venir, la
Malaisie notamment, où Nelson a tourné l’an passé lors d’une
journée d’essais. Il connaît donc ce circuit. Il faut donc
recommencer et voir comment cette course se déroule.
La course de Melbourne a été pleine de rebondissements, avec
notamment de nombreux abandons. Est-ce selon vous dû au nouveau
contexte règlementaire dans le domaine de l’électronique ?
Je pense que c’est le résultat de plusieurs facteurs. Melbourne a
tendance à générer de nombreux incidents et accidents, en partie
car c’est un circuit difficile, toujours glissant et bosselé dans
les zones de freinage. Je pense aussi que c’était la première fois
que les pilotes tournaient en course dans ces conditions, ils
attaquaient à la limite. C’est intéressant de voir ce que le
nouveau contexte électronique a généré car nous pensions que cela
ne serait pas très différent, même si nous nous attendions à voir
les pilotes partir à la faute plus souvent. Je crois que c’est ce à
quoi nous avons pu assister à Melbourne. Si le nouveau contexte
électronique n’a sans doute pas permis de voir plus de
dépassements, je crois que la difficulté du freinage sans le
système sophistiqué de l’EBS a sans doute rendu les dépassements
plus difficiles, ce qui est vraiment dommage.
D'après un communiqué de ING Renault F1














