GP de Bahreïn le débrief de Renault
James, quel regard portez-vous sur la performance de Renault F1
à Bahreïn ?
D’un point de vue général, je suis déçu de rentrer à la maison les
mains vides, parce que ce n’est pas une juste récompense pour tous
les efforts fournis par l’équipe ces derniers mois. De plus, ce
résultat n’illustre pas la réelle compétitivité de notre voiture.
D’un autre côté, je suis satisfait de voir que nous avons atteint
nos objectifs de performance initiaux. Notre compétitivité à
Bahreïn aurait pu nous garantir une 6ème ou une 7ème place en
qualifications, ce qui aurait été une position bien plus flatteuse
qu’à la fin de 2009, voire même au début de l’année dernière. Cela
montre que nous avons fait un vrai pas en avant avec la
voiture.
Renault F1 a fait appel à un package largement modifié ce week-end.
Comment s’est-il comporté ?
Il était très difficile de juger exactement où se situait chaque
équipe en essais hivernaux mais nous avions fait nos estimations en
terme de notre propre positionnement. Notre compétitivité en piste
et les informations mesurées sur la voiture ont prouvé que les
développements ont fonctionné et ont apporté la performance espérée
à la monoplace. Même si Bahreïn est circuit un peu inhabituel qui
présente très peu de virages rapides, je suis confiant qu’à
Melbourne, nous pourrons tabler sur la même vélocité, voire
mieux.
En novembre dernier, la soufflerie d’Enstone a été remise à niveau.
Récoltez-vous les fruits de ce travail ?
Depuis la fermeture de la soufflerie pour travaux, puis sa
réouverture, notre taux de développement a été rapide et c’est
encourageant. Nous devrions pouvoir améliorer la performance de la
voiture à chaque course cette année. Cependant, nous ne pouvons pas
ignorer le fait que nous soyons à une seconde des meilleurs en
qualifications. Nous avons commencé la saison avec un niveau de
performance acceptable, mais notre objectif est de la terminer à un
niveau que je qualifierais de “bon”.
Quel regard portez-vous sur la performance des pilotes ce week-end
?
Robert a réalisé un joli tour en Q2 et il a démontré le potentiel
de la voiture. En course, en dépit du fait qu’il ait été sorti de
la piste dans le premier tour et qu’il ait repris la piste parmi
les derniers, il a livré une bataille exempte de toute erreur. En
tant que pilote, il est tout ce que nous voulons : il nous
encourage, il est prêt à travailler aussi dur que nous, et il a des
idées constructives sur les domaines que nous pouvons améliorer.
C’est fantastique de travailler avec un pilote qui place la barre
très haut, non seulement pour lui-même, mais aussi pour l’équipe.
Il va jouer un grand rôle dans notre retour en forme.
Vitaly, pour sa part, a fait tout ce que nous attendions de lui. Il
n’avait pu réaliser que quelques tours sur piste sèche pendant
l’hiver à cause du mauvais temps. En fait, il a bouclé davantage de
tours sur piste sèche vendredi à Bahreïn que pendant tous les
essais d’intersaison. Malgré le stress qu’il a dû ressentir avant
le coup d’envoi de sa première course, il s’est élancé
impeccablement, et s’est ensuite attelé au travail avec une belle
série de tours. Il pouvait alors prétendre à un bon résultat et
aurait pu marquer des points dès sa première course.
Vitaly a néanmoins abandonné à la suite d’un problème de suspension
hier. Pouvez-vous expliquer ce qu’il s’est passé ?
Dans le 11ème tour, il nous a dit que la voiture ne se comportait
pas normalement et il a commencé à perdre beaucoup de terrain face
à Barrichello. Nous avons alors décidé de le rappeler au stand pour
vérifier sa voiture et nous avons découvert un problème avec le
poussoir de suspension avant droit nous a contraint à l’abandon.
Nous avons analysé le problème et avons remarqué que cette partie
de la suspension touchait la monocoque au début de la course,
lorsque la voiture était très chargée en essence. Cela a endommagé
le poussoir, provoquant l’abandon. Robert, quant à lui, avait
préféré utiliser une garde au sol différente et il a eu la chance
de ne pas rencontrer le même problème. Nous sommes déçus de ne pas
avoir décelé cette faiblesse en hiver. Nous allons modifier la
pièce avant Melbourne afin que cela ne se reproduise pas.
Enfin, l’équipe a travaillé extrêmement dur ce week-end. Que
pouvez-vous dire de ces efforts herculéens ?
Une équipe de course s’évalue par la vélocité de sa monoplace et
par le fait qu’elle se batte de la bonne manière. L’année dernière,
nous avons pris plusieurs coups au moral et à la confiance. La
seule manière d’oublier cela était de produire une bonne voiture et
de courir avec intégrité. Notre objectif était d’avoir une voiture
aussi performante que possible pour la première course mais nous
savions que la fermeture de la soufflerie au mois de novembre, afin
d’installer le nouveau tapis roulant, signifierait qu’un certain
nombre de développements allaient en sortir assez tard. Cette
décision a mis beaucoup de pression sur le bureau d’études ainsi
que sur la production des pièces, tout comme sur le département qui
gère nos fournisseurs… ainsi que sur les fournisseurs eux-mêmes !
Pour utiliser le nouveau package sur la première course, nous avons
dû opérer dans des contraintes de temps inconnues jusqu’alors. Nous
avons testé notre organisation à sa limite. Cela signifie aussi que
l’équipe de course a dû travailler quasiment jour et nuit ce
week-end tout sachant qu’elle devait réussir : elle y est parvenue.
Le résultat ne s’est pas traduit en points, mais les efforts
fournis montrent à quel point nous voulons revenir en haut de la
grille.
L’objectif pour Melbourne sera-t-il précisément d’ouvrir le score
?
Absolument. Nous avons une voiture capable de marquer à chaque
course. Si nous maintenons notre programme de développement, je ne
vois pas pourquoi nous ne pourrions pas y arriver.
Communiqué de presse Renault F1 Team














