F1 - Pourquoi les Grands Prix seront-ils plus courts en 2027 ?
Les Grands Prix de Formule 1 seront plus courts en 2027. Voici pourquoi.
La Formule 1 bat son plein ce week-end pour la 13ème manche de sa saison 2026, le Grand Prix d'Italie. Avec une nouveauté qui circule dans le paddock de Monza : la longueur des courses va changer l'année prochaine. De quoi parle-t-on ?
Des moteurs F1 qui évoluent
Selon une information du média italien Autoracer.it,
confirmée entretemps par d'autres sources, un accord aurait été
trouvé entre les écuries et la FOM
pour revoir à la baisse la distance des Grands Prix en
2027. La raison principale derrière ce changement ?
L'évolution du règlement technique concernant la
répartition d'énergie des moteurs.
A l'heure
actuelle, la nouvelle génération des
groupe-propulseurs, introduite début 2026, est fixée à
50/50 entre le niveau de puissance émanant du
bloc-moteur thermique
(ICE), nourri au carburant
durable, et l'énergie fournie par la
batterie, rechargée par le
MGU-K. Hors, cette répartition s'est
avérée problématique dès le coup d'envoi de la
saison, à Melbourne.
Contraints d'user de la technique du super
clipping (même en lignes droites) pour recharger leur
batterie et ainsi s'assurer d'avoir suffisamment de
puissance-moteur sur l'entièreté d'un tour, les pilotes ont été les
premiers à s'offusquer d'une réglementation trop
sacrifiée sur l'autel de l'hybridation croissante
au détriment du véritable pilotage.
Plus de carburant, moins de distance à parcourir
Face à la levée de bouclier, les instances ont
accepté de revoir leur copie en introduisant un plan visant à
rééquilibrer progressivement la répartition
d'énergie. Ainsi, 2027 verra le fameux 50/50 passer à
52/48 (vers le 60/40 en 2028) en faveur du
moteur thermique qui pourra désormais utiliser
davantage de carburant. Mais qui dit taux d'essence revu à la
hausse pour nourrir l'ICE, signifie un besoin
supplémentaire de carburant à bord des monoplaces.
Problème : les dimensions du réservoir
ont été établies par chaque écurie dans le cadre
réglementaire spécifique aux moteurs 2026, et plusieurs
équipes se sont montrées réticentes à devoir modifier leur
voiture en ce sens. Il apparaît dès lors qu'une autre
solution a été trouvée : réduire la distance minimale de
chaque course de 305 à 290 kilomètres (-
5%) - à l'exception de Monaco qui resterait fixé à 260 km vu la
courte longueur de son tracé - ce qui équivaut à 2 voire 3
tours en moins sur le nombre de boucles de chaque Grand
Prix.
Il va de soi que ce compromis, pour pouvoir être appliqué la saison prochaine, doit encore être ratifié par la Commission F1 de la FIA avant d'être avalisé par le Conseil Mondial du Sport Automobile à sa prochaine réunion.
















