Mate Rimac, PDG de Bugatti, sait comment contrer l'offensive chinoise en Europe

Publié le 12 octobre 2026 à 10:30
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Si les marques chinoises réalisent des percées en Europe, Mate Rimac, PDG de Bugatti pense avoir la solution pour les contrer.

Pour Mate Rimac, les constructeurs européens font fausse route en essayant de battre les marques chinoises sur leur propre terrain. Le patron de Bugatti Rimac estime au contraire que l’Europe doit retrouver ce qui la rend réellement différente.

Mate Rimac ne veut pas copier les voitures chinoises

Face à la montée en puissance des constructeurs chinois, les réponses imaginées par l’industrie automobile européenne sont nombreuses. Droits de douane, restrictions ou encore accélération technologique… Chacun cherche la bonne formule. Mate Rimac propose une approche radicalement différente.
Le dirigeant de Bugatti Rimac estime que les marques européennes ne doivent surtout pas chercher à copier leurs nouvelles rivales. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, il critique notamment les sommes considérables dépensées auprès de consultants pour tenter de reproduire les recettes qui fonctionnent déjà en Chine.
Selon lui, vouloir installer des écrans toujours plus grands, supprimer davantage de boutons ou simplement proposer des recharges toujours plus rapides ne permettra pas aux marques européennes de reprendre l’avantage.
La raison est assez simple. Les constructeurs chinois maîtrisent déjà particulièrement bien ces domaines. Essayer de les rattraper en reproduisant les mêmes recettes reviendrait donc à se battre directement sur leur terrain de prédilection.

L'Europe doit trouver son propre terrain de jeu

Mate Rimac propose plutôt de prendre le problème à l’envers. Pour illustrer son raisonnement, il s’appuie sur l’habitacle d’une Bentley Arnage. Une voiture qui peut paraître datée technologiquement face aux productions modernes. Mais dont l’intérieur mise sur de véritables matériaux et une approche beaucoup plus traditionnelle du luxe.
Le patron évoque notamment ses aérateurs à l’aspect massif, ses commandes physiques, son épaisse moquette ou encore l’utilisation de cuir et de bois véritables.
Ce n’est d’ailleurs pas un élément en particulier qu’il souhaite mettre en avant, mais la combinaison de tous ces détails pour créer une identité immédiatement reconnaissable.
Pour Mate Rimac, le salut de l’industrie automobile européenne pourrait donc passer par une forme de spécialisation. Et pour expliquer son idée, il établit un parallèle plutôt intéressant avec l’horlogerie suisse.
Selon les chiffres qu’il cite, les Suisses ne fabriqueraient que 5% des montres vendues dans le monde. Tout en captant environ 90% des bénéfices réalisés par l’industrie horlogère.

Une stratégie opposée aux droits de douane pour Mate Rimac

Son message est donc clair. Inutile, selon lui, de vouloir absolument fabriquer une automobile pour tout le monde. Les marques européennes auraient davantage intérêt à trouver leur propre niche. Et à développer les qualités qui permettent réellement de les différencier.
Une stratégie qui reviendrait finalement à privilégier la valeur, le caractère et l’identité plutôt que la course aux volumes ou aux équipements technologiques. Cette prise de position tranche également avec celle d’autres dirigeants du secteur.
Rappellons que plusieurs patrons de l’industrie ont appelé à davantage de protections face à la concurrence chinoise. Notamment à travers des droits de douane ou même des interdictions.
Mate Rimac défend une autre solution. Changer les voitures européennes plutôt que chercher à bloquer leurs concurrentes. Son intervention a en tout cas largement circulé. La vidéo de 86 secondes cumule déjà 1,5 million de vues, 88.000 mentions « J’aime » et plus de 2.000 commentaires.

Plusieurs personnalités du monde automobile avaient également exprimé leur soutien à son raisonnement. Reste à savoir si les constructeurs européens sont prêts à suivre cette voie.
Car l’idée de Mate Rimac va plutôt à contre-courant de la tendance actuelle. Au lieu de chercher à faire toujours plus comme les nouveaux concurrents chinois, il leur conseille précisément de redevenir différents.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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