Sa Superbird a reçu un nez neuf après un choc en rassemblement, puis s’est vendue au prix fort

Publié le 16 octobre 2026 à 21:00
plymouth superbird

Lors d’un rassemblement aux États-Unis, une rare Plymouth Superbird de 1970 voit son nez aérodynamique exploser. Quelques mois plus tard, elle passe sous le marteau à 170 000 $.

Sur le marché des muscle cars, cette Plymouth Superbird de 1970 avait tout pour viser très haut : moteur 440, couleur Vitamin C éclatante et historique limpide. Juste avant sa mise en vente, la voiture a pourtant dû passer par la case carrosserie, avant de finir adjugée à une somme à six chiffres, en dessous des attentes du propriétaire.

Entre réparation lourde, assurance spécialisée et enchères en ligne, le dossier ressemble à un cas d’école pour les passionnées qui suivent la cote des américaines. Reste la question qui pique : jusqu’où un incident, même parfaitement réparé, peut-il faire baisser le prix d’une icône née pour la NASCAR comme la Superbird ?

Nez refait à plus de 30 000 dollars pour cette Plymouth Superbird

Le fameux incident survient lors d’un rassemblement : la Superbird reçoit un choc sur son long nez aérodynamique, élément clé de son profil de voiture ailée. La pièce d’origine est trop abîmée pour être sauvée, au point que l’assureur spécialisé Hagerty Insurance débloque plus de 30 000 dollars, soit près de 28 000 €, pour refaire l’intégralité de l’avant.

Pour préserver l’authenticité, le propriétaire trouve un nez neuf d’époque, un rare élément new old stock fourni par l’expert Doug Schellinger. L’installation et la peinture sont confiées à Mike Mancini, de l’atelier American Muscle Car Restorations, qui remodèle aussi discrètement un bas d’aile arrière. De loin comme de près, difficile de deviner que l’extrémité avant n’est plus celle sortie d’usine en 1970.

Une Plymouth Superbird de 1970 rare par sa couleur et son intérieur

Derrière cet épisode, l’auto reste un exemplaire très particulier. Il s’agit d’une Plymouth Superbird U-code 1970, animée par un V8 440 Super Commando à simple carburateur quatre corps associé à une boîte automatique Torqueflite à trois rapports. Cette configuration n’a concerné qu’environ 1 084 voitures, dont 618 avec boîte automatique, et cet exemplaire serait la 993e Superbird assemblée.

La robe Vitamin C, un orange très vif du nuancier Chrysler, accentue encore sa rareté : à peine 278 Superbird auraient été commandées dans cette teinte. L’auto affiche 45 000 miles d’origine, soit environ 72 000 km, n’a connu que deux propriétaires en 46 ans, et conserve un intérieur banquette en vinyle blanc quasiment introuvable, avec moquette et sellerie d’époque.

Un prix de 170 000 dollars qui illustre un marché des muscle cars sous tension

Sur le plan financier, le propriétaire avait mis la barre à 225 000 dollars, soit environ 210 000 €, lors de la mise en ligne sur Hagerty Marketplace, un niveau cohérent avec une cote médiane autour de 222 000 dollars, près de 205 000 €, pour une Superbird 440 automatique en 2026. L’enchère finale s’est arrêtée à 170 000 dollars, environ 160 000 €, soit 181 900 dollars avec 7 % de frais pour l’acheteur.

L’écart de 55 000 dollars par rapport au prix espéré illustre un marché de la voiture de collection devenu imprévisible, même pour des modèles aussi emblématiques. Certaines Superbird équipées du V8 426 Hemi ont déjà franchi 1,65 million de dollars, un peu plus de 1,5 million d’euros, à Las Vegas, mais les versions 440 automatiques restent nettement en dessous, et le moindre détail de configuration ou d’historique suffit à déplacer plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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