Hennessey ouvre le capot de sa Demon 1700 : le V8 est passé à 7,2 litres

Publié le 18 octobre 2026 à 08:30
dodge demon

Au Texas, Hennessey pousse la Demon 170 encore plus loin en 2026. Sous le capot de la nouvelle Demon 1700, un V8 7,2 litres biturbo vise 1 700 ch furieux.

On croyait le V8 condamné à se faire discret ; Hennessey a décidé de faire exactement l’inverse. En soulevant le capot de sa nouvelle Hennessey Demon 1700, le préparateur texan dévoile un monstre mécanique : un V8 porté à 7,2 litres, encadré par deux énormes turbos et une tuyauterie qui remplit tout le compartiment moteur.

La base, c’est la Dodge Challenger SRT Demon 170, déjà l’une des muscle cars les plus folles jamais sorties d’usine. Hennessey la transforme en arme de drag-strip quasi inatteignable, avec un objectif simple : quasiment doubler la puissance et faire tomber encore d’une seconde le temps sur 400 m départ arrêté. Tout se joue sous ce capot devenu salle des machines.

De la Demon 170 à la Demon 1700 : changement d’univers

Petit rappel pour mesurer le saut. D’origine, la Demon 170 garde le V8 6,2 litres compressé, donné pour 900 ch et 1 100 Nm de couple sur E10, puis 1 025 ch et 1 280 Nm sur E85. Le 0 à 100 km/h tombe à 1,66 s, le 400 m est bouclé en 8,91 s à 243 km/h, ce qui la place déjà au-dessus de beaucoup de supercars.

Hennessey veut aller bien plus loin en créant la Demon 1700, une version pensée comme un hypercar de drag. Le préparateur annonce environ 1 700 ch et 1 900 Nm de couple sur E85, avec un 400 m visé en 7,9 s et une vitesse de sortie autour de 282 km/h. Le tout sera réservé à seulement 12 exemplaires, histoire de garder ce délire mécanique dans un cercle très fermé.

Sous le capot : le nouveau V8 HEMI 7,2 litres biturbo

Pour atteindre ces chiffres, le 6,2 litres d’origine disparaît au profit d’un bloc HEMI Gen III de 7,2 litres, entièrement refait avec des pièces forgées. L’augmentation de cylindrée apporte plus de couple à bas régime et surtout une grosse marge de sécurité quand la pression de suralimentation grimpe. Le compresseur volumétrique laisse sa place à deux turbos Precision PT6870, alimentés par une admission en aluminium usiné et une injection largement dimensionnée, bien visibles quand on lève le capot.

La gestion de la chaleur devient cruciale. Deux gros intercoolers se cachent derrière la face avant, reliés par un réseau de tubes en aluminium, de durites d’huile et de conduites de carburant taillées pour l’E85. Sur le banc de puissance, la Demon 1700 sort environ 1 355 ch et 1 630 Nm aux roues, ce qui, une fois les pertes dans la transmission prises en compte, correspond bien aux valeurs annoncées au vilebrequin.

Performances, châssis et prix : une hyper-Dodge ultra confidentielle

Encaisser une telle cavalerie impose de revoir tout ce qui se trouve après le moteur. La Demon 1700 reçoit une boîte automatique Stage 3 renforcée, un convertisseur plus costaud, un arbre de transmission upgradé et un différentiel en 3.09. Les bras de suspension usinés et les réglages de trains roulants sont pensés pour que l’auto s’écrase proprement au lancement, sans tout casser à chaque départ arrêté sur la piste de Sealy, au Texas.

Côté budget, le ticket pour cette préparation tourne autour de 200 000 dollars, soit environ 185 000 €, auxquels il faut ajouter une Demon 170 donneuse proche des 100 000 dollars, autour de 92 000 €. Au final, chaque exemplaire dépasse largement les 275 000 € pour un engin quasi inutilisable au quotidien, carburant E85 obligatoire à pleine puissance et pneus de drag en prime, mais qui incarne l’une des dernières démonstrations extrêmes du V8 américain.

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