Une Peugeot gagne, l'autre trébuche
Le départ s'est passé sans problème pour Pedro Lamy, qui était
en pole-position. Derrière, cela a été plus difficile pour Nicolas
Minassian, doublé par l'Audi N°1 d'Allan McNish. Quelques tours
après, Minassian a profité d'un retardataire, qui gênait McNish,
pour reprendre la deuxième place. Le retard de la Peugeot N°7 par
rapport à la N°8 était alors de 10 secondes, mais il est revenu
dans ses roues de Lamy en quelques tours.
Au 29me tour, la voiture de sécurité est entrée en piste. Toutes
les équipes ont choisi de ravitailler, et elles ont presque toutes
changé leurs pilotes, mais pas Audi dans la N°1, ce qui lui a
permis de prendre la tête. En revanche, dans la N°2, Prémat a
succédé à Rockenfeller.
La course a repris au 34ème tour. Allan McNish n'a pas été
inquiété, grâce à une voiture retardataire entre la sienne et les
Peugeot, avec la N°8 de Sarrazin devant la N°7 de Gené. Les 908
sont rapidement revenues au contact.
Sarrazin s'est fait très menaçant sur McNish, mais il a été percuté
par l'Aston Martin de Tomas Enge dans le 42ème tour, et un élément
à l'arrière de la Peugeot a été arraché. L'équipe a fait rentrer
son pilote, qui a dû aller dans les stands pour remplacer plusieurs
pièces, dont le diffuseur. L'intervention a duré plus d'un quart
d'heure, et les espoirs de victoire se sont envolés pour la
N°8.
Au 55ème tour, c'est l'autre Peugeot qui a été prise dans un
accrochage. Gené a percuté un pilote et cassé son phare
avant-gauche, sans que cela lui fasse perdre du temps. Déconcentré,
le Catalan a ensuite fait une petite erreur, mais il est resté au
contact de l'Audi.
McNish a fait son deuxième ravitaillement dans le 57ème tour,
laissant la Peugeot de Gené en tête. L'Ecossais est revenu aux
stands peu après, à cause d'un problème électrique, et il a perdu
six tours. Après Peugeot, c'était au tour de Audi de voir l'une de
ses chances de succès disparaître.
Pendant ce temps, Gené a fait son arrêt aux stands, et il est
reparti en tête, loin devant l'Audi de Rockenfeller, qui avait pris
le relais de Prémat dans la n°2. Rien n'a bougé jusqu'aux arrêts
suivants: Minassian a repris le volant de la N°7 au 99ème tour, et
Rockenfeller est resté dans la voiture pour son arrêt, quelques
tours plus tard.
Au 144ème tour, pendant que Minassian effectuait le 4ème arrêt de
la N°7, l'autre Peugeot, la N°8, s'est retrouvée coincée dans les
graviers après une erreur de Pedro Lamy. Le Portugais a pu
repartir, avec de gros dégâts à l'avant de la voiture. Il est resté
immobilisé à son stand pendant plusieurs minutes pour que Peugeot
fasse les réparations nécessaires.
Juste après, Audi a également fait ses arrêts, McNish succédant à
Capello, et Prémat à Rockenfeller. Le classement est resté inchangé
jusqu'au cinquième bal des ravitaillements, survenu au 167ème tour
pour la Peugeot de tête, avec également un changement de pilote,
Gené reprenant le volant. Audi a effectué son arrêt peu après.
Le dernier ravitaillement pour la Peugeot de tête a eu lieu au
196ème tour, avec le retour de Minassian pour les derniers tours.
Chez Audi, l'arrêt a été effectué au 209ème tour.
Le classement est resté le même jusqu'à l'arrivée. La Peugeot N°7
remporte la course devant l'Audi N°2, alors que c'était les autres
voitures de ces équipes qui étaient les mieux placées au
départ.
On craignait des soucis de fiabilité sur la Peugeot, c'est
finalement chez Audi qu'ils ont frappé. Après les surprenants
problèmes de freins de Sebring, la firme aux anneaux a été victime
d'un problème électronique. Chez Peugeot, la fiabilité et les
performances sont au rendez-vous, avec un meilleur tour plus d'une
seconde meilleur que celui de la R10.
La Lola-Aston Martin du Charouz Racing, confiée à Mücke/Charouz, a
effectué une très belle course, avec la troisième place à
l'arrivée. Malgré un week-end discrèt, les Pescarolo-Judd sont au
rendez-vous: celle de Bouillon/Collard prend la quatrième place,
alors que celle de Primat/Tinseau est septième, deux places
derrière l'Audi de McNish/Capello. La Peugeot N°8 est finalement
12ème.
Chez Courage-Oreca, la voiture de Panis/Lapierre a longtemps occupé
la quatrième place avant de rencontrer un problème de boîte de
vitesses. L'intervention de l'équipe a été très longue, et il a
fallu un nouvel arrêt à moins d'une heure de l'arrivée. Dans
l'autre voiture, les pilotes ont fait des erreurs: Soheil Ayari est
passé hors piste dans le 102ème tour, et Stéphane Ortelli l'a imité
au 135ème tour.
En LMP2, la Porsche RS Spyder de Van Merksteijn/Verstappen a mené
dans les premiers tours, avant d'être dépassée par une autre
Porsche, celle de l'équipe Essex. Mais cette dernière a été touchée
par une GT2, ce qui a nécessité des réparations.
C'est donc la voiture du Van Merksteijn qui s'impose. La Lola-Judd
de Belicchi/Pompidou/Zacchia termine deuxième, malgré un tête à
queue de Xavier Pompidou. Celle de Essex, pilotée par
Elgaard/Nielsen, est finalement troisième de la catégorie, après
une belle remontée.
En GT1, l'Aston Martin de Garcia/Enge a mené le début de course,
mais Tomas Enge a multiplié les erreurs. Il a touché Sarrazin, puis
il est passé dans l'herbe. Sa course s'est terminée par un problème
technique au 139ème passage. C'est la Corvette du Luc Alphand
Adventures, pilotée par l'ancien skieur et le débutant Guillaume
Moreau qui s'impose. La Saleen de Makowiecki/Bornhauser/Bouchutal
prend la deuxième place devant la Lamborghini de Rusinov/Kox.
Enfin, en catégorie GT2, une Ferrari devance deux Porsche. La
voiture de Bell/Bruni dispose d'une faible avance sur les 997 GT3
RSR de Lieb/Davison et Narac/Lietz.














