Que risque McLaren
La FIA a convoqué une réunion extraordinaire du Conseil Mondial
le 29 avril, où McLaren devra répondre de cinq chefs d'accusation:
avoir menti aux commissaires du Grand Prix d'Australie en disant
que Lewis Hamilton n'avait reçu aucune instruction pour laisser
passer Jarno Trulli, avoir permis à Hamilton de soutenir et
confirmer ces affirmations, n'avoir rien fait pour rectifier la
situation après que Trulli ait reçu une pénalité injuste, avoir
maintenu cette version lors d'une nouvelle audience à Sepang et
avoir à nouveau permis à Hamilton de confirmer ces
affirmations.
Selon le Times, les sanctions possibles vont de la forte amende à
l'exclusion du championnat pour le pilote et/ou l'équipe, comme
pour l'affaire d'espionnage de 2007, en passant par une exclusion
de quelques courses, comme BAR-Honda en 2005 pour l'utilisation
d'un double réservoir.
McLaren a tenu à souligner sa bonne volonté. Après les excuses
publiques de Lewis Hamilton, elle s'est séparée de Dave Ryan, le
directeur sportif qui l'a accompagné lors de l'audience devant les
commissaires de Melbourne. L'équipe anglaise a souligné son
intention de "coopérer totalement avec toutes les procédures du
Conseil Mondial" et avec la FIA "dans le meilleur intérêt de la
Formule 1".
Cette affaire pourrait également avoir une influence sur Mercedes,
qui possède 40% de McLaren Group. Norbert Haug, le patron de
Mercedes Motorsport, a confié à GP Week que le constructeur
allemand est "clairement mécontent de la situation".
Selon plusieurs rumeurs, la position de Martin Whitmarsh, qui a
succédé à Ron Dennis au poste de team manager le 1er mars dernier,
pourrait être remise en cause.














