McNish évoque le Grand Prix d'Italie
Bien que le pilote d'essai de Renault n'ait pas piloté lors des
séances de tests à Monza, il était tout de même présent sur le
circuit en début de semaine et nous a fait part de son avis
concernant la course du week-end prochain.
Le Grand Prix d'Italie est l'une des courses les plus anciennes et
les plus prestigieuses de la Formule 1. Le premier Grand Prix se
déroula à Monza il y a plus de quatre-vingts ans. Le pilote d'essai
du Renault F1 Team, Allan McNish, se rend compte de l'histoire qui
entoure le célèbre Royal Park. "C'est une course que j'apprécie
beaucoup, et pas uniquement parce que ce circuit est désormais
l'unique course ultra rapide du calendrier", explique-t-il.
"Il se dégage une atmosphère particulière à Monza et le site entier
est emprunt d'histoire. Cette semaine, durant les séances d'essai,
je me suis posté dans le virage relevé de l'ancien tracé à regarder
les voitures et je crois que c'est l'unique circuit du calendrier
où l'on peut à la fois être très proche de la Formule 1 moderne
tout en se sentant proche des gens comme Fangio ou encore Jim Clark
qui ont couru ici il y a quarante ou cinquante ans. C'est un lieu
vraiment particulier".
Dans le calendrier actuel du championnat, Monza est le seul circuit
qui requiert une charge aérodynamique réglée au plus bas, ce qui
implique un pilotage particulier : "Le circuit peut paraître assez
simple, alors qu'il demande une haute précision", poursuit Allan.
"Les appuis aérodynamiques sont si faibles que nous n'avons aucune
marge d'erreur possible. Dans une telle configuration, chaque
erreur est amplifiée, surtout à l'entrée des virages et le moindre
écart coûte cher, surtout en terme de vitesse de pointe dans les
lignes droites. En Hongrie, la voiture étant bardée d'ailerons, on
peut attaquer dans les virages, alors qu'à Monza, il faut piloter
prudemment et être précis dans chacun des mouvements. C'est un peu
comme conduire sur une piste mouillée."
Les caractéristiques techniques du circuit exigent d'observer les
mêmes points de freinage, tour après tour, jusqu'à l'arrivée de la
course. Pour finir, quel est le pronostique d'Allan sur la
performance de l'équipe tout au long des 53 tours de la course de
dimanche ? "Sur la majorité des circuits cette saison, nous sommes
parvenus à trouver le bon compromis entre les appuis aérodynamiques
et les vitesses de pointe.
Nous avons trouvé les bons réglages pour la course en capitalisant
sur l'adhérence naturelle de la voiture et en ajustant les ailerons
au niveau de charge requis. Les virages à Monza sont déterminants
puisque la vitesse dans les lignes droites en dépend. C'est l'un
des points forts de notre monoplace. Nous avons réalisé de très
belles courses dernièrement et bien que personne dans l'équipe ne
s'attende au même genre de performance qu'à Budapest, je pense que
nous pouvons obtenir un bon résultat. Ce qui est grisant cette
année, c'est que personne ne peut réellement prédire ce que va
donner la course avant qu'elle ne débute."
D'aprés RenaultF1,


