McNish évoque le Grand Prix d'Italie

Publié le 5 septembre 2003 à 16:31

Bien que le pilote d'essai de Renault n'ait pas piloté lors des séances de tests à Monza, il était tout de même présent sur le circuit en début de semaine et nous a fait part de son avis concernant la course du week-end prochain.
Le Grand Prix d'Italie est l'une des courses les plus anciennes et les plus prestigieuses de la Formule 1. Le premier Grand Prix se déroula à Monza il y a plus de quatre-vingts ans. Le pilote d'essai du Renault F1 Team, Allan McNish, se rend compte de l'histoire qui entoure le célèbre Royal Park. "C'est une course que j'apprécie beaucoup, et pas uniquement parce que ce circuit est désormais l'unique course ultra rapide du calendrier", explique-t-il.
"Il se dégage une atmosphère particulière à Monza et le site entier est emprunt d'histoire. Cette semaine, durant les séances d'essai, je me suis posté dans le virage relevé de l'ancien tracé à regarder les voitures et je crois que c'est l'unique circuit du calendrier où l'on peut à la fois être très proche de la Formule 1 moderne tout en se sentant proche des gens comme Fangio ou encore Jim Clark qui ont couru ici il y a quarante ou cinquante ans. C'est un lieu vraiment particulier".
Dans le calendrier actuel du championnat, Monza est le seul circuit qui requiert une charge aérodynamique réglée au plus bas, ce qui implique un pilotage particulier : "Le circuit peut paraître assez simple, alors qu'il demande une haute précision", poursuit Allan. "Les appuis aérodynamiques sont si faibles que nous n'avons aucune marge d'erreur possible. Dans une telle configuration, chaque erreur est amplifiée, surtout à l'entrée des virages et le moindre écart coûte cher, surtout en terme de vitesse de pointe dans les lignes droites. En Hongrie, la voiture étant bardée d'ailerons, on peut attaquer dans les virages, alors qu'à Monza, il faut piloter prudemment et être précis dans chacun des mouvements. C'est un peu comme conduire sur une piste mouillée."
Les caractéristiques techniques du circuit exigent d'observer les mêmes points de freinage, tour après tour, jusqu'à l'arrivée de la course. Pour finir, quel est le pronostique d'Allan sur la performance de l'équipe tout au long des 53 tours de la course de dimanche ? "Sur la majorité des circuits cette saison, nous sommes parvenus à trouver le bon compromis entre les appuis aérodynamiques et les vitesses de pointe.
Nous avons trouvé les bons réglages pour la course en capitalisant sur l'adhérence naturelle de la voiture et en ajustant les ailerons au niveau de charge requis. Les virages à Monza sont déterminants puisque la vitesse dans les lignes droites en dépend. C'est l'un des points forts de notre monoplace. Nous avons réalisé de très belles courses dernièrement et bien que personne dans l'équipe ne s'attende au même genre de performance qu'à Budapest, je pense que nous pouvons obtenir un bon résultat. Ce qui est grisant cette année, c'est que personne ne peut réellement prédire ce que va donner la course avant qu'elle ne débute."
D'aprés RenaultF1,

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