McLaren entendue par la FIA mercredi
L'équipe anglaise devra s'expliquer sur son mensonge de
Melbourne, où Lewis Hamilton a dit aux commissaires qu'il n'avait
pas volontairement laissé passer Jarno Trulli sous drapeau jaune,
alors que c'était le cas.
McLaren a été exclue de la course mais elle risque de nouvelles
sanctions. L'écurie sera entendue pour une entorse à l'article 151c
du Code Sportif international, qui interdit « tout procédé
frauduleux ou manœuvre déloyale de nature à nuire à la sincérité
des compétitions ou aux intérêts du sport automobile. » Il avait
déjà servi à pénaliser McLaren en 2007, suite à l’affaire
d’espionnage.
Coopération
D'après les dernières rumeurs, McLaren devrait échapper à une
grosse sanction. La formation anglaise a tout fait pour montrer sa
bonne foi: Dave Ryan, le directeur sportif qui a accompagné Lewis
Hamilton devant les commissaires de Melbourne, a été limogé.
Martin Whitmarsh, qui avait proposé sa démission à McLaren suite à
cette affaire, a révélé à Bahreïn qu'une lettre d'excuses avait été
envoyé à la FIA.
Enfin, Ron Dennis a coupé tous ses liens avec la F1 et même s'il a
affirmé que cela n'avait aucun rapport avec cette affaire, ce
pourrait être interprété comme un signe d'apaisement auprès de la
FIA, souvent en conflit avec l'Anglais.
Quelles conséquences ?
Si McLaren reçoit une sanction lourde, telle qu'une exclusion, les
conséquences pourraient être importantes. Certains sponsors
pourraient se désengager et un départ de Mercedes a même été évoqué
par certaines rumeurs.
"Si les circonstances changent, par exemple à cause d'une sanction
déraisonnable de la FIA, il est possible que nous remettions en
cause notre implication" a confié Dieter Zetsche, le Président de
Daimler AG, au magazine allemand Focus.
Norbert Haug, le patron de Mercedes Motorsport, a en revanche
affirmé que le constructeur ne partira pas. "Certains ont dit que
Mercedes allait quitter la F1... Non, Mercedes ne part pas" a
déclaré l'Allemand à AUTOSPORT.
"Bien sûr, tout le monde est honnête et analyse la situation. Nous
avons la confirmation, et j'en suis satisfait, de nos activités,
mais ce n'est pas infini. Je ne sais pas ce qui se passera dans
l'industrie automobile dans les deux, trois, quatre ou six
prochains mois, si le climat va s'améliorer. Mais si on vend plus
de voiture, la situation sera certainement meilleure."
De son côté, Martin Whitmarsh n'a pas souhaité faire de commentaire
sur la situation.














