Ferrari craint ses concurrents
Ferrari a remporté quatre courses consécutivement, ce qu'aucune
équipe n'avait réussi l'an dernier, mais Domenicali ne pense pas
que la Scuderia a un avantage important.
"On ne peut pas dire que nous avons dominé [à Istanbul] parce que
si on regarde le championnat, la situation est très serrée,"
souligne-t-il. "C'était important pour nous de réagir après le
Grand Prix d'Australie, avec un seul point marqué, mais encore une
fois, ce n'est pas une domination. Cette course montre que nos
concurrents sont très très proches."
En fin de course, Felipe Massa n'avait que cinq secondes d'avance
sur Lewis Hamilton, qui avait pourtant une stratégie à trois arrêts
qui lui a fait perdre du temps. Les écarts sont très faibles et
Ferrari pense que ce sera la même chose à Monaco et au Canada.
"Nous allons devoir réagir pour ces deux courses, parce que l'an
dernier, c'était très difficile pour nous," se souvient Domenicali.
"Nous avons préparé la course avec une approche différente, et nous
verrons aussi lors des essais du Paul Ricard si nous sommes bien
préparés."
"Je pense que McLaren ne sera pas la seule équipe performante. Je
m'attends à voir Renault et bien sûr BMW encore très forts, surtout
sur une piste où les qualifications peuvent être différentes."
"Vous pouvez être agressif mais en faisant un long premier relais
sur cette piste, tout sera différent, donc je pense que Monaco sera
une course très importante pour tout le monde. Je m'attends à ce
que les autres, pas seulement McLaren mais aussi BMW et Renault,
soient très agressifs là bas."
Les stratégies auront donc un rôle prépondérant: "Nous devons
réfléchir avec attention à la façon dont nous allons aborder les
qualifications parce que cela va évidemment influer sur la course
plus que sur les autres pistes, donc nous allons beaucoup
travailler pendant deux semaines pour voir comment nous pensons
qu'il faut opérer et également comment les autres vont nous
attaquer, avant tout en qualifications."














