Futur Grand Prix du Rwanda : la F1 dans le viseur d'Amnesty International...

Publié le 21 octobre 2026 à 10:00
Mis à jour le 21 octobre 2026 à 11:47
C'est officiel : la Formule 1 va faire son retour sur le continent africain après près de quatre décennies d'absence !

La Formule 1 envisage de remettre les roues sur le continent africain, mais la destination choisie fait d'ores et déjà grincer certaines dents...

La F1 de retour en Afrique, c'est bientôt une réalité.

La F1 lorgne l'Afrique à partir de 2030

Il faudra toutefois encore patienter avant de voir les bolides sillonner le futur circuit du Grand Prix du Rwanda, encore à l'état de projet à proximité de l'aéroport de Kigali (voir photo ci-contre). Ce projet doit marquer le retour de la discipline sur le continent pour la première fois depuis le Grand Prix d'Afrique du Sud 1993.
Si le spectre d'une épreuve sur circuit de Kyalami, non-loin de Johannesburg, a longtemps plané, c'est finalement le Rwanda qui est parvenu à sceller un accord avec la FOM et la FIA, deux ans après des déclarations d'intention de la part du président Paul Kagamé en marge des FIA Awards 2024. Un choix qui n'est pas de nature à contenter tout le monde...
Dans la foulée de l'annonce du futur Grand Prix, Amnesty UK, la branche britannique d'Amnesty International, a publiquement dénoncé la décision de la F1 d'accorder sa place au calendrier à un pays pointé du doigt à l'international pour son "bilan désastreux en matière de droits humains".

"Un trophée de 'sportswashing' pour les autorités rwandaises"

"Un Grand Prix organisé pendant dix ans et 'présenté par Visit Rwanda' constitue un trophée de 'sportswashing' pour les autorités rwandaises", s'offusque Felix Jakens, responsable des campagnes d’Amnesty International UK. "Arsenal, Aston Villa, les Championnats du monde de cyclisme et désormais la Formule 1 : le Rwanda investit dans les plus grands sports du monde pour redorer son image et détourner l’attention de son bilan désastreux en matière de droits humains."
"La Formule 1 affirme que le sport peut être 'une force positive au service du bien'.
Ces paroles sonnent creux si la F1 ferme les yeux sur l’identité de ses partenaires", dénonce-t-il. "Les autorités rwandaises se rendent fréquemment coupables de détentions arbitraires, de torture et de répression de la liberté d’expression : il s’agit là de violations commises sur leur propre territoire.
Au-delà de ses frontières, nous assistons à des effusions de sang en République démocratique du Congo, et le Rwanda joue un rôle important dans l’aggravation du conflit et des violations des droits humains qui y sont liées, tant par son soutien au groupe armé M23 que par les interventions directes de son armée dans l’est du Congo.

La Formule 1 ne doit pas rester passive. Elle devrait user de son influence auprès des autorités rwandaises pour faire pression en faveur du changement, plutôt que de prêter son image à une opération de relations publiques."

Source : Amnesty International UK

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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