Kimi Antonelli : de la victoire au titre, une première en F1... depuis 44 ans !
Le saviez-vous ? En remportant son premier titre de Champion du monde en F1 en 2026, Andrea Kimi Antonelli a égalé une performance exceptionnelle vieille de 44 ans. Flash-back sur 1982...
Sacré plus jeune Champion du monde de l'histoire de la F1 dimanche à Mexico, Kimi Antonelli ajoute à son palmarès une autre performance de choix, comme un certain Keke Rosberg en 1982...
2026 : Antonelli, roi de la précocité en F1
20 ans, deux mois et 7 jours : Kimi Antonelli
est devenu ce dimanche le plus jeune pilote de l'histoire à
remporter le titre mondial en F1. Une performance unique
dans les annales de la discipline, un peu plus de 12 mois après son
premier départ en Grand Prix, à Melbourne début
2025. Après une campagne initiale entre apprentissage à la
dur et quelques coups d'éclats, le natif de
Bologne a rapidement fait taire les sceptiques en 2026 en
prenant d'abord la mesure de son expérimenté équipier
George Russell avant d'aligner les moments de grâce.
Au soir de Mexico, le protégé de la marque à l'étoile a justifié
les nombreux espoirs placés en lui depuis près d'une décennie,
lorsque ses performances en Easykart
tapèrent dans l'oeil de Gwen Lagrue, le futur ex-homme fort de la
filière des talents de Mercedes-AMG F1, qui
s'empressa de le prendre sous son aile, en route vers le sommet
d'une pyramide escaladée à vitesse grand V.
Comme Lewis Hamilton en 2008, Antonelli a donc
signé l'exploit de remporter le championnat dès sa deuxième
saison, quelques mois après sa première
victoire. Un exploit qui n'a plus été vu en F1
depuis... 44 ans et un certain Keke
Rosberg en 1982.
1982 : Rosberg sacré dans le chaos
Il y a plus de quatre décennies, Keke, le père de Nico
Rosberg, remportait en effet son premier
Grand Prix et le sacre suprême lors de la même saison.
C'était en 1982, l'un des championnats les plus
disputés de l'histoire avec... 11 vainqueurs différents en
16 courses, toujours un record historique
!
Après plusieurs saisons difficiles avec Fittipaldi, Keke
Rosberg rejoint Williams en 82 avec l'ambition de
retrouver les avant-postes. Le défi s'annonce pourtant immense au
volant d'une Williams FW08 dont
l'efficacité aérodynamique compense
l'énorme déficit de puissance (plus de 50 ch) de
son moteur Ford-Cosworth DFV face aux turbos des
Ferrari, Renault et McLaren.
Rosberg y ajoute une régularité remarquable dans
une saison où beaucoup de ses adversaires accumulent les abandons.
Dès les premières manches, le moustachu Finlandais
démontre sa compétitivité avec plusieurs podiums, notamment aux
États-Unis et en Belgique, avant de confirmer aux Pays-Bas, en
Allemagne et en Autriche.
Mais le moment décisif arrive le 29 août 1982
lorsqu'il décroche sa première victoire dans le Grand Prix
de Suisse, disputé... sur le circuit de
Dijon-Prenois, en France ! Ce succès lui permet de faire
la différence au terme d'une campagne dramatique,
marquée par les disparitions de Gilles Villeneuve,
en qualifications à Zolder, et Riccardo Paletti, à
Montréal.
Longtemps en lice pour la couronne, le Français Didier
Pironi (Ferrari) est aussi victime d'un terrible
accident lors des qualifications du Grand Prix
d'Allemagne, au point de devoir faire une croix
sur sa carrière en Grand Prix. Au final, Rosberg émerge du
chaos en remportant le titre avec 44 points, soit
à peine cinq de mieux sur Pironi et John
Watson.
















