Peugeot pourrait produire cette E-T16 électrique dès l'an prochain
La Peugeot E-T16 pourrait entrer en production dès 2027. Si le projet est techniquement réalisable, son lancement reste suspendu à un feu vert financier.
Une compacte électrique sportive de série, signée Peugeot : sur
le papier, la
Peugeot E‑T16 coche toutes les cases du fantasme de
salon. Sauf que cette fois, le patron de la marque affirme qu’une
version de route pourrait exister dès 2027.
Présentée au
Mondial de l’auto de Paris 2026, cette hyper‑hatch n’est plus
seulement un exercice de style. Alain Favey,
directeur général de Peugeot, explique que le
concept a été pensé pour pouvoir être industrialisé, en série très
limitée, si le feu vert financier tombe à temps. Reste à savoir à
quel prix et pour combien d’élus...
Peugeot E‑T16 : techniquement prête pour une petite série dès 2027
La clé, c’est la nouvelle plateforme STLA One de Stellantis. L’E‑T16 l’utilise déjà, en partageant de nombreux éléments avec la prochaine e‑208 : composants électroniques, modules de batterie, architecture haute tension. Pour Alain Favey, cette base commune signifie que l’hyper‑GTI peut être fabriquée "telle qu’elle est" dès l’an prochain, sans devoir tout réinventer côté usines. En face, le constructeur parle d’une production à très faible volume. Rien n’est signé pour l’instant, mais le discours public du patron ouvre clairement la porte à un lancement 2027 si tous les éléments nécessaires s'alignent.
Peugeot E‑T16 : la fiche technique qui la rapproche d’une supercar
Sur le plan mécanique, l’E‑T16 empile
trois moteurs électriques pour délivrer 816 ch métriques en crête,
avec transmission intégrale et gestion du couple
roue par roue. Les chiffres annoncés donnent le tournis : environ
2,3 à 2,5 s sur le 0 à 100 km/h, 0 à 300 km/h en 16 s et une
vitesse maxi autour de 309 km/h. La batterie
avoisine 85 kWh, sur une architecture 800 V.
Peugeot évoque une autonomie proche de 400 km en cycle
WLTP. En filigrane, la marque raccorde cet engin extrême à
la 205 T16 de rallye et à la future e‑208, dont
elle préfigure la silhouette et l’habitacle high‑tech.
Alain Favey ne s’en cache pas : Peugeot veut
s’éloigner du bas de gamme : "Nous n'avons aucun projet de
descendre en gamme comme le font très bien d'autres marques",
explique‑t‑il, citant l’exemple des mini‑citadines
: "Nous n'avons aucun projet de baisser les prix, mais plutôt
de monter tout en offrant plus de valeur et plus de design pour
l'avenir." L’E‑T16 sert de vitrine à cette
montée en gamme face aux marques chinoises, sur le terrain du
design, de la technologie et des sportives électriques.
À côté, le coupé RCZ Vision représente un autre futur, plus lointain. Ses proportions ultra basses reposent sur de fines batteries solides très denses, encore absentes du marché : "C'est une liste de souhaits. C'est ce dont nous avons besoin, et même si c'est dans cinq ou six ans, c'est ce dont nous aurons besoin un jour", résume Alain Favey, avant d’ajouter : "Nous avons un héritage auquel nous devons nous référer pour rappeler aux gens que, s'ils veulent que cet héritage continue, ils devraient peut‑être acheter une voiture qui contribue à cet héritage ici en Europe." Ici, l’E‑T16 apparaît comme le maillon concret entre ce passé sportif et l’électrique des prochaines années.














