V8 7,4 litres et châssis au ras du sol : cet énorme Chevrolet est à vendre
V8 7,4 litres, roues arrière jumelées, plateau de dépannage et suspension pneumatique : ce Chevrolet C3500 américain transformé au Japon est proposé autour de 44 000 €.
Sur Instagram, tout le monde ne jure que par les petits camions japonais, mais il faut savoir viser plus grand. Certains passionnés lorgnent sur un drôle d’engin exilé au Japon : un pick-up Chevrolet C3500 rabaissé, avec un plateau de dépanneuse, prêt à être réimporté aux États-Unis et, dans certains États, parfois plus simple à immatriculer qu’un mini-utilitaire.
Ce camion ne sort pourtant pas d’un tuner texan mais d’une concession d’Oshu, dans la préfecture d’Iwate. Là-bas, il vit une seconde vie dans la culture custom japonaise, pendant que, côté américain, les règles concernant les Kei trucks se durcissent d’État en État : assez pour donner envie de regarder ce C3500 d’un autre œil.
Kei trucks mignons, lois compliquées : où ils sont vraiment légaux aux États-Unis
Un Kei truck, c’est ce mini-utilitaire japonais ultra étroit, limité à environ 3,4 mètres de long et 660 cm³, qu’on voit désormais partout sur TikTok. Gabarit de jouet, consommation réduite, allure craquante : tout pour plaire. Juridiquement, la règle fédérale des 25 ans permet de l’importer sans avoir à respecter les normes de sécurité FMVSS de la NHTSA. Côté émissions, l’EPA applique un régime distinct à partir de 21 ans.
Les cartes sont donc très différentes selon l’État dans lequel le véhicule est immatriculé. Certains États autorisent les Kei trucks à circuler presque normalement sur route, parfois avec une vitesse limitée, quand d’autres les cantonnent aux fermes ou aux chemins privés. L’Alaska a récemment basculé dans le camp favorable, alors que New York ou la Californie refusent en pratique de les immatriculer pour la route, ce qui laisse pas mal de propriétaires coincés avec un jouet interdit de sortie.
Au Japon, un Chevy C3500 GMT400 rabaissé attend son billet retour
Au milieu de cette confusion, un Chevrolet C3500 de 1997 vit tranquillement sa vie à Oshu, dans le nord du Japon, chez Passion Co., Ltd. Basé sur la génération GMT400, ce gros pick-up reçoit le V8 454, associé à une boîte automatique commandée par un sélecteur au volant et à la propulsion arrière, le tout en conduite à gauche d’origine.
La préparation joue la carte du show car : suspension pneumatique permettant de poser le camion très bas, jantes chromées à cinq branches, pare-chocs et baguettes lissés, calandre en aluminium usiné, peinture étonnamment propre pour un utilitaire des années 1990. La lignée GMT400, lancée en 1988 et prolongée jusqu’au début des années 2000 selon les marchés, est devenue culte chez les préparateurs, et ce camion en est un exemple abouti, affiché autour de 7,8 millions de yens, soit environ 44 000 €, hors transport.
Importer ce Chevy, parfois plus simple qu’un Kei
Ce C3500 ayant été construit à l’origine pour le marché américain, les démarches administratives liées à son retour aux États-Unis peuvent différer de celles nécessaires à l’importation d’un Kei truck.
Les droits de douane sur un utilitaire importé peuvent monter à 25 %. L’utilisation du plateau pour transporter un véhicule doit aussi respecter les règles locales d’immatriculation, de poids et d’assurance.














