Sans expérience, il construit une future réplique de CLK GTR avec un V8 Lexus

Publié le 16 octobre 2026 à 09:00
Mis à jour le 16 octobre 2026 à 17:35
replique clk gtr

Au fond d’un garage canadien, Markus Rubba transforme un simple châssis tubulaire en projet de réplique Mercedes CLK GTR à V8 Lexus. Deux ans d’efforts sans expérience l’ont mené à un premier roulage… loin d’être la fin.

Dans un garage canadien, un châssis nu posé sur quatre roues cache un projet fou : une future réplique Mercedes CLK GTR animée par un V8 Lexus. Aux commandes, le YouTuber Markus Rubba, qui s’est lancé sans aucune expérience mécanique. Pas d’école d’ingénieur, pas d’atelier pro, juste du temps, d’Internet… et beaucoup d’obstination.

Pour l’instant, sa "voiture" ressemble davantage à un châssis de kart grandeur nature : un châssis tubulaire, un moteur placé en position centrale, une colonne de direction et c’est tout ou presque. Mais l’idée est claire depuis le début : transformer cette ossature roulante en copie maison de l’hypercar de route la plus inaccessible de Mercedes.

Une réplique Mercedes CLK GTR née d’un rêve à 10 millions

À la base de ce fantasme, il y a la Mercedes‑Benz CLK GTR, apparue en 1997 pour homologuer la marque en championnat FIA GT. Une sorte de prototype de course civilisé, produit à une poignée d’exemplaires routiers seulement. Aujourd’hui, un exemplaire en bon état peut s’échanger aux alentours de 9 millions d’euros, bien loin de la portée d’un budget normal.

C’est ce décalage qui a déclenché le projet de Markus Rubba. "En tant que personne qui n’a tout simplement pas 10 millions qui traînent, la meilleure option pour moi était de la construire", explique-t-il dans une de ses vidéos. Plutôt que de rêver devant les enchères, il a donc décidé de façonner sa propre CLK GTR, pièce par pièce.

Dans son garage canadien, un V8 Lexus prend la place du V12

Le plus surprenant, c’est qu’il a commencé de zéro. "Il y a plus de deux ans, j’ai commencé à construire cette voiture dans mon garage, sans aucune expérience", raconte Markus Rubba. Il a écumé les petites annonces pour dénicher un V8 de Lexus, récupéré une boîte transaxle d’Audi A4, puis imaginé autour de ce duo un châssis tubulaire façon voiture de course.

Dans la foulée, il a passé des heures à souder les supports de suspension, les fixations d’étriers de frein et chaque jonction de châssis jusque‑là seulement pointée. Une partie des pièces, notamment pour la commande de la boîte manuelle, a été dessinée sur ordinateur puis fabriquée grâce à l’impression 3D. "La voiture vient tout juste de se déplacer par ses propres moyens pour la première fois en deux ans. Je n’arrive même pas à décrire ce que je ressens", confie-t-il après ce premier roulage.

De la structure nue à la vraie réplique : tout ce qui reste à construire

Concrètement, on est encore loin d’une supercar finie. Le montage actuel ressemble à une structure roulante très dépouillée : quatre roues, un moteur en position centrale, un volant fixé à la hâte et pratiquement rien d’autre. Pas de sièges, pas de tableau de bord, pas de panneaux de carrosserie. La machine roule, mais à peine, et ne peut évidemment pas circuler légalement sur route au Canada.

Pour qu’elle mérite vraiment son badge de réplique de CLK GTR, il faudra encore concevoir toute la carrosserie aux formes spectaculaires de l’originale, installer un habitacle complet avec sièges, harnais et instrumentation, puis affronter le long parcours de l’homologation. Markus Rubba ne donne pas de date, mais il sait déjà que l’aventure se compte en années, pas en mois.

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