Cette Koenigsegg Agera R unique au monde avait disparu depuis 2013 : elle réapparaît en Chine
Avec sa livrée bleu pastel et ses performances hors normes, l’Agera R « Sheng » est impossible à confondre. Pourtant, cet exemplaire unique n’apparaît presque jamais en public.
En Chine, certaines hypercars ressemblent plus à des légendes urbaines qu’à des voitures. La Koenigsegg Agera R Sheng fait partie de ce club très fermé : un exemplaire unique, pensé pour un client chinois, que l’on aperçoit à peine en photo depuis plus de dix ans. Jusqu’à ce qu’elle refasse surface, presque par surprise, sur les réseaux sociaux.
Ce modèle très particulier de la marque suédoise Koenigsegg n’existe qu’en un seul exemplaire, configuré spécialement pour le marché chinois et présenté pour la première fois en 2013. Longtemps invisible hors de quelques clichés pris par des passionnés, la voiture vient d’apparaître de nouveau sur des images partagées en ligne, relançant les questions : où vit-elle, qui la conduit, et pourquoi sort-elle si peu ?
Koenigsegg Agera R « Sheng » : une hypercar fantôme née à Shanghai
Derrière ce surnom se cache une Agera R très spéciale, connue sous le numéro de châssis 7097 et assemblée comme one-off pour un client de Shanghai. La voiture a été dévoilée au salon Auto Shanghai de 2013 avant d’être livrée dans la foulée. Elle fait partie de la poignée d’Agera R produites, mais reste la seule à porter cette configuration et ce nom chinois.
Après le salon, l’Agera R Sheng s’est faite extrêmement discrète. Les registres spécialisés indiquent un passage de Shanghai à Pékin après une revente, mais les apparitions publiques sont restées rarissimes. Quelques photos de rassemblements privés ont circulé, puis de nouvelles images, publiées en 2026 par le compte Instagram @ghostsquadron.koenigsegg, ont confirmé qu’elle roule toujours en Chine, plaques locales à la clé.
Bleu pastel, carbone et or : une configuration impossible à confondre
Visuellement, la Koenigsegg Agera R Sheng ne ressemble à aucune autre. Sa carrosserie affiche un bleu pastel clair baptisé Pastel Light Blue, contrasté par de grandes zones en fibre de carbone apparente sur le capot avant et les prises d’air. Des motifs blancs en forme de griffes courent sur les flancs, jusqu’à l’aileron arrière actif, tandis que le logo « Sheng » apparaît sur le couvre-moteur.
Les jantes Aircore en carbone creux, une spécialité Koenigsegg, allègent encore l’ensemble et laissent bien voir les imposants étriers de frein dorés. À l’intérieur, l’ambiance mélange cuir bleu clair et cuir noir, avec des surpiqûres contrastées qui reprennent les accents blancs de l’extérieur. La console centrale en aluminium brossé et le volant noir terminent cet habitacle très spectaculaire.
1 156 ch dans l’ombre : pourquoi « Sheng » fascine autant
Derrière ce look pastel se cache une fiche technique encore impressionnante en 2026. Le V8 5,0 litres biturbo envoie environ 1 156 ch et 1 200 Nm, uniquement aux roues arrière via une boîte à double embrayage à 7 rapports. Le constructeur annonce un 0 à 100 km/h en 2,8 secondes et une vitesse de pointe d'environ 440 km/h.
Le choix du nom n’est pas anodin : en chinois, « Sheng » renvoie à l’idée de sacré, presque de sainteté, ce qui colle bien à cette hypercar intouchable, réservée à un cercle minuscule. En Chine, où la fiscalité, la sécurité et la discrétion freinent l’usage quotidien de ces voitures, chaque sortie de la Sheng devient un événement pour les spotteurs et renforce son aura de trésor caché.














