« Maserati n'est pas à vendre » : le patron de Stellantis est on ne peut plus clair

Publié le 14 octobre 2026 à 12:35
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Sur la sellette depuis un moment, Maserati semble avoir encore de l’avenir au sein du groupe Stellantis. C’est le patron qui l’a dit !

Alors que les rumeurs d'une possible vente de Maserati se multiplient, Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, vient de mettre les choses au clair. Le constructeur italien restera bien dans le giron du groupe automobile.

Maserati n'est pas à vendre, selon Stellantis

Maserati va-t-il changer de propriétaire ? La question revient régulièrement depuis plusieurs mois, alors que la marque au Trident traverse une période particulièrement délicate.
Entre des ventes en difficulté et un avenir qui soulève de nombreuses interrogations, certains imaginent déjà Stellantis se séparer du constructeur italien. Mais Antonio Filosa ne semble absolument pas partager cette idée. Interrogé à l'occasion du Mondial de l'Auto de Paris 2026, le patron du groupe a fermement démenti toute intention de vendre Maserati.
Reste désormais à savoir comment Stellantis compte redresser la situation. C'est au micro de Bloomberg Television, pendant le Mondial de l'Auto de Paris, qu'Antonio Filosa a été interrogé sur une éventuelle cession de Maserati. Sa réponse ? « Absolument pas. » Difficile de faire plus direct.
Cette déclaration intervient alors que l'avenir du constructeur italien suscite régulièrement des spéculations. Il faut dire que Maserati traverse une période compliquée, marquée par un recul de ses ventes et des interrogations sur sa stratégie à long terme.

Un rapprochement avec Alfa Romeo pour sauver Maserati ?

Stellantis a pourtant étudié plusieurs solutions pour améliorer la situation de sa marque de luxe. Des discussions avec d'éventuels partenaires ont notamment été évoquées. Mais cela ne signifie pas que le groupe souhaite s'en débarrasser.
Au contraire, Antonio Filosa entend conserver Maserati parmi les 14 marques de Stellantis. Encore faut-il trouver la bonne formule pour lui permettre de retrouver sa place sur un marché du luxe particulièrement concurrentiel.
Pour redonner un nouvel élan au Trident, Stellantis pourrait notamment miser sur une collaboration plus importante entre Maserati et Alfa Romeo. Les deux constructeurs italiens disposent d'un héritage prestigieux et d'un positionnement relativement proche.
L'idée serait donc de mutualiser davantage leurs ressources techniques, notamment pour réduire les investissements et accélérer le développement de nouveaux modèles.
Une stratégie qui permettrait à Maserati de profiter d'économies d'échelle sans nécessairement renoncer à son identité.

Stellantis refuse également de se séparer en deux

Car c'est bien là tout l'enjeu. Sur un marché où la concurrence ne cesse de s'intensifier, Stellantis doit parvenir à préserver le caractère de ses marques tout en rationalisant leurs coûts.
Pour Maserati, cette coopération pourrait ainsi constituer une solution intéressante afin de retrouver une dynamique commerciale, sans passer par une vente à un autre constructeur.
Antonio Filosa a profité de son intervention pour répondre à une autre rumeur. Celle d'une éventuelle séparation entre les activités européennes et américaines de Stellantis. Là encore, le dirigeant s'est montré catégorique, qualifiant cette hypothèse d'« absolument improbable ».
Selon lui, l'intérêt du groupe repose précisément sur sa capacité à développer des technologies communes à l’internationale. Plateformes, motorisations et autres composants peuvent ainsi être partagés entre plusieurs constructeurs, tout en conservant des identités distinctes.
Stellantis doit néanmoins composer avec un portefeuille particulièrement important de 14 marques. Et toutes ne bénéficieront pas forcément des mêmes investissements.

Un avenir encore incertain pour Maserati

Le groupe a d'ailleurs identifié cinq grandes priorités. Jeep, Ram, Peugeot, Fiat et sa division de véhicules utilitaires Pro One. Parallèlement, des collaborations avec les constructeurs chinois Leapmotor et Dongfeng pourraient permettre de mieux exploiter certaines usines européennes. Tout en renforçant l'accès aux technologies électriques.
Si Antonio Filosa affiche sa confiance, Stellantis doit encore surmonter d'importantes difficultés financières. Le groupe a notamment enregistré une perte nette de 22,3 milliards d'euros en 2025. Un résultat qui explique en partie les nombreuses interrogations autour de sa stratégie et de l'avenir de certaines marques.
Le dirigeant assure toutefois que Stellantis est déjà revenu à la rentabilité. Il faudra néanmoins confirmer cette amélioration dans la durée. Pour Maserati, le message reste donc rassurant. Stellantis n'envisage pas de céder le constructeur italien. Mais au-delà des déclarations, la marque au Trident attend surtout une stratégie capable de relancer ses ventes et de lui redonner un véritable élan.

Car conserver Maserati est une chose. Lui offrir les moyens de retrouver son prestige commercial en est une autre.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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