« Maserati n'est pas à vendre » : le patron de Stellantis est on ne peut plus clair
Sur la sellette depuis un moment, Maserati semble avoir encore de l’avenir au sein du groupe Stellantis. C’est le patron qui l’a dit !
Alors que les rumeurs d'une possible vente de Maserati se multiplient, Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, vient de mettre les choses au clair. Le constructeur italien restera bien dans le giron du groupe automobile.
Maserati n'est pas à vendre, selon Stellantis
Maserati va-t-il changer de propriétaire ? La
question revient régulièrement depuis plusieurs mois, alors que la
marque au Trident traverse une
période particulièrement délicate.
Entre des ventes en difficulté et un avenir qui soulève de
nombreuses interrogations, certains imaginent déjà
Stellantis se séparer du constructeur italien. Mais Antonio Filosa
ne semble absolument pas partager cette idée. Interrogé à
l'occasion du Mondial de l'Auto de Paris 2026, le patron du
groupe a fermement démenti toute intention de vendre
Maserati.
Reste désormais à savoir comment Stellantis compte redresser la
situation. C'est au micro de Bloomberg Television, pendant le
Mondial de l'Auto de Paris, qu'Antonio Filosa a été interrogé sur
une éventuelle cession de Maserati. Sa réponse ? «
Absolument pas. » Difficile de faire plus direct.
Cette déclaration intervient alors que l'avenir du constructeur
italien suscite régulièrement des spéculations. Il faut
dire que Maserati traverse une période compliquée, marquée
par un recul de ses ventes et des interrogations sur sa stratégie à
long terme.
Un rapprochement avec Alfa Romeo pour sauver Maserati ?
Stellantis a pourtant étudié plusieurs solutions pour
améliorer la situation de sa marque de luxe. Des discussions avec
d'éventuels partenaires ont notamment été évoquées. Mais cela ne
signifie pas que le groupe souhaite s'en débarrasser.
Au contraire, Antonio Filosa entend conserver
Maserati parmi les 14 marques de
Stellantis. Encore faut-il trouver la bonne formule pour
lui permettre de retrouver sa place sur un marché du luxe
particulièrement concurrentiel.
Pour redonner un nouvel élan au Trident, Stellantis pourrait
notamment miser sur une collaboration plus importante entre
Maserati et Alfa Romeo. Les deux constructeurs italiens
disposent d'un héritage prestigieux et d'un positionnement
relativement proche.
L'idée serait donc de mutualiser davantage leurs ressources
techniques, notamment pour réduire les investissements et accélérer
le développement de nouveaux modèles.
Une stratégie qui permettrait à Maserati de profiter
d'économies d'échelle sans nécessairement renoncer à son
identité.
Stellantis refuse également de se séparer en deux
Car c'est bien là tout l'enjeu. Sur un marché où la
concurrence ne cesse de s'intensifier, Stellantis doit
parvenir à préserver le caractère de ses marques tout en
rationalisant leurs coûts.
Pour Maserati, cette coopération pourrait ainsi constituer une
solution intéressante afin de retrouver une dynamique commerciale,
sans passer par une vente à un autre constructeur.
Antonio Filosa a profité de son intervention pour répondre à une
autre rumeur. Celle d'une éventuelle séparation entre les
activités européennes et américaines de
Stellantis. Là encore, le dirigeant s'est montré
catégorique, qualifiant cette hypothèse d'« absolument improbable
».
Selon lui, l'intérêt du groupe repose précisément sur sa capacité à
développer des technologies communes à l’internationale.
Plateformes, motorisations et autres composants peuvent
ainsi être partagés entre plusieurs constructeurs, tout en
conservant des identités distinctes.
Stellantis doit néanmoins composer avec un portefeuille
particulièrement important de 14 marques. Et toutes ne
bénéficieront pas forcément des mêmes investissements.
Un avenir encore incertain pour Maserati
Le groupe a d'ailleurs identifié cinq grandes
priorités. Jeep, Ram, Peugeot, Fiat et sa
division de véhicules utilitaires Pro One. Parallèlement, des
collaborations avec les constructeurs chinois Leapmotor et Dongfeng pourraient permettre de
mieux exploiter certaines usines européennes. Tout en
renforçant l'accès aux technologies électriques.
Si Antonio Filosa affiche sa confiance, Stellantis doit encore
surmonter d'importantes difficultés financières. Le groupe a
notamment enregistré une perte nette de 22,3 milliards d'euros en
2025. Un résultat qui explique en partie les nombreuses
interrogations autour de sa stratégie et de l'avenir de certaines
marques.
Le dirigeant assure toutefois que Stellantis est déjà revenu à la
rentabilité. Il faudra néanmoins confirmer cette amélioration dans
la durée. Pour Maserati, le message reste donc rassurant.
Stellantis n'envisage pas de céder le constructeur italien.
Mais au-delà des déclarations, la marque au Trident attend surtout
une stratégie capable de relancer ses ventes et de lui redonner un
véritable élan.
Car conserver Maserati est une chose. Lui offrir les moyens de retrouver son prestige commercial en est une autre.
















