Travis Barker fait découvrir à Jay Leno son Impala de 1959 au V8 moderne de près de 500 ch
Travis Barker arrive chez Jay Leno’s Garage au volant d’une Impala 1959 noire posée au ras du sol. Sous ce lowrider de carte postale se cache une surprise mécanique.
Dans "Jay Leno's Garage", la grande Chevrolet noire de Travis Barker ressemble à un paisible cabriolet des sixties. Posée au ras du sol, chrome impeccable, elle évoque plus la promenade que la performance. Jay Leno s’installe au volant, appuie franchement. Le lowrider de 1959 se révèle alors propulsé par un V8 moderne de près de 500 ch.
La scène résume bien "Gloria", comme Travis Barker a baptisé son Impala 1959. Extérieurement, tout ou presque reste d’origine ; intérieurement, l’atelier SoCal Autoworks a installé une mécanique de muscle car actuelle. L’idée : un cabriolet de collection qui se conduit tous les jours. Et suffisamment bien pour étonner un collectionneur aussi exigeant que Jay Leno.
Travis Barker, une passion auto née dans un garage de Fontana
Chez les Barker, la passion auto a commencé dans le jardin familial de Fontana. Le père, ouvrier sidérurgiste, y ramenait des Cadillac fatiguées qu’il réparait le soir. "Mon père rentrait avec sa Harley, il ouvrait le garage et je jouais tellement fort que j’étais dix fois plus bruyant que sa moto", raconte Travis Barker. Entre batterie et odeur d’essence, le décor était posé.

L’accident d’avion de 2008, dont il est sorti grièvement brûlé, a renforcé ce besoin de saisir chaque plaisir, voitures comprises. Quand il repère ce cabriolet Impala noir déjà restauré au Texas, il y voit la plateforme idéale. SoCal Autoworks consacre ensuite près de 1 000 heures à transformer l’auto en "Gloria", hommage discret à sa mère.
Une Impala 1959 déjà culte, entre "cat eyes" et ailerons géants
En 1959, l’Impala devient un modèle à part entière chez Chevrolet. Son dessin tranche : immenses ailerons arrière presque plats, feux en amande "cat eyes", proportions de paquebot chromé. Le cabriolet reste l’une des versions les plus recherchées, avec 72 765 exemplaires produits. A l’époque, un modèle de base coûtait 2 849 dollars, soit environ 2 600 €.
L’exemplaire de Travis Barker respecte ce look d’époque mais le pousse version lowrider. Carrosserie noire miroir, capote assortie, kit Continental qui allonge l’arrière et jantes à rayons Dayton de 14 pouces composent la silhouette. A bord, sellerie rouge éclatante, plus petit volant, climatisation Vintage Air reliée aux commandes d’origine et compteurs Dakota Digital restent presque invisibles pour qui ne sait pas où regarder.
Sous le capot, un LS3 de 495 ch qui change tout
D’origine, l’Impala 1959 de Barker abritait un V8 348 ci et de simples freins à tambours. SoCal Autoworks a tout revu : à la place, un bloc LS3 GM 6,2 litres de 495 ch, alimenté par une gestion Holley, associé à une boîte automatique 4L60E et à un pont Currie 9 pouces. Freins à disques Wilwood et ligne inox sur base MagnaFlow complètent le tableau.
Sur la route, Jay Leno découvre aussi le travail effectué sur le châssis, avec suspension pneumatique réglable qui pose l’auto au sol à l’arrêt mais la relève pour rouler. Il s’étonne de la manière dont ce paquebot suit la trajectoire et s’arrête comme une voiture moderne. Travis Barker résume en souriant : "C’est comme deux personnalités : une cruiser, une bruiser".














