Quelques jours avant les remiers tours de roues sur le Nürburgring Nürburgring, le directeur de l'ingénierie du Renault F1 Team nous donne quelques clés pour le prochain Grand Prix.
Le circuit situé dans les montagnes allemandes n'est franchement pas le préféré des pilotes. Par contre, en ce qui concerne les ingénieurs, Pat Symonds nous confie qu'ils se régalent ! "Le Nürburgring est plutôt motivant pour les ingénieurs, qui trouvent très intéressante la grande variété de ses virages", commente Pat, "Il faut pouvoir s'appuyer sur une voiture stable dans les virages rapides, bien équilibrée au freinage, très adhérente sur les courbes intermédiaires et très motrice dans les secteurs lents. En plus, la voiture doit être capable de bien négocier les vibreurs et de conserver de l'adhérence dans des sections bosselées, entre les virages 1 et 4. Enfin, il faut avoir un moteur puissant puisque 70% du tour est parcouru à fond."
En terme de stratégie, la météo allemande, peu clémente en cette période de l'année, sera l'un des éléments extérieurs à maîtriser : "Sur un circuit comme ça, avant de décider de la stratégie à adopter, il faut toujours jeter un œil à la météo", nous confirme Pat, "Ainsi, le samedi, lorsque les dernières décisions doivent être prises, on doit avoir une idée très précise du temps qui règnera dimanche. En revanche, ce qu'on ne risque pas de voir, c'est une stratégie à un seul arrêt, à moins bien sûr de connaître des problèmes en qualifs."
Encore une fois, l'avantage de la séance d'essais du vendredi matin, pourrait se révéler utile: "Au Canada, nous avons eu la chance d'être l'une des seules équipes à effectuer un nombre significatif de tours sur le sec avant la course, ainsi que dans des conditions proches de celles que nous avons connues le dimanche. La piste était en effet assez humide après la pluie des deux derniers jours. Comme la pluie est très souvent au rendez-vous dans les montagnes de l'Eifel, les circonstances pourraient nous donner encore une fois un petit avantage", conclut Pat.