Mardi 15 avril

Une 1ère journée riche en sensations !
Le grand jour est arrivé, ce matin, démarrage de notre MG aux portes du Grand Palais. L’ambiance est magique, la MG s’engouffre entre une Jaguar Type E Lightweight et une 275 GTB/4 sompteuses évidemment. Nous voici rapidement noyés dans la circulation parisienne, le marché du boulevard Raspail puis la file d’attente à la première station essence.
Nous arrivons avec un peu de retard dans la cour du château de Fontainebleau pour le véritable départ. Le parterre de voitures dans ce lieu splendide distribue l’émotion à tous nos amis et famille venus spécialement vivre ce moment d’exception. Juste le temps de descendre de voiture qu’il fallait déjà repartir de plus belle...
Et à ce moment : 1ère panique, le moteur ne redémarre pas. Grosse angoisse, impossible d’abandonner sur le lieu du départ ! Nous voici tous à tourner autour des relais et autres contacteurs... Le diagnostic de notre mécanicien confirme un démarreur collé. Vive les embouteillages parisiens. Un petit coup de poussette et voici la MG repartie, ouf de soulagement, nous pouvons prendre le départ.
La première partie de la course nous offre une phase d’apprentissage de notre auto, fraichement livrée vendredi dernier. L’auto est pointue, son arbre à cames compétition nous pose quelques problèmes à bas régime mais nous découvrons le potentiel de l’auto, cette voiture est top et « elle envoie ! »
Arrive la première spéciale de 6 km, Jean-Michel prend les commandes et joue de son expérience des rallyes de championnat de France pour s’appliquer à éviter les pièges type gravillons, boue et averse de grêle. Mission accomplie, la spéciale est terminée et la voiture va de mieux en mieux, on se régale !
Encore un parcours de liaison avant de se restaurer dans la très belle abbaye de Reigny. Mais le retard pris le matin dans les embouteillages, nous oblige à repartir précipitamment sans vérifier le niveau d’essence. Et le risque de la panne allait devenir de plus en plus présent à l’approche du circuit de Dijon.
A 30 km du Circuit, le moteur se met à tousser. Panne d’essence ! Pas de problème que des solutions ! Un mécanicien d’une assistance voisine nous dépanne de 10 litres. Juste le temps de repartir vers la station toute proche.
Malheureusement 5 km plus tard, nouvelle grosse panique, le moteur perd toute sa puissance et s’étouffe. Nous gérons l’arrivée vers le circuit à petite vitesse. Mission réussie ! Nicolas, notre mécanicien se jette dans le moteur pour vérifier l’ensemble. Diagnostic immédiat, le filtre à essence est noir, toutes les impuretés du fond de réservoir sont remontées. Changement de filtre, et l’affaire est jouée.
Je m’équipe alors pour prendre le départ de la course de Dijon. Mais avec ce problème de filtre nous voici en retard pour la séance d’essais. Je découvre l’auto sur circuit et ne couvre finalement que deux tours. Verdict enthousiasmant lors de la mise en grille : 13ème sur 36 ! A deux places seulement derrière Stirling Moss avec la même voiture, c’est génial. Une chose est sûre, c’est que notre voiture marche vraiment fort !
Grosse concentration pour le départ lancé, il va falloir vite prendre l’aspiration et réussir le freinage au bout de la ligne droite. Mission accommplie, la CG devant moi est effacée de suite. Très belle course ensuite avec une grosse bataille contre deux Alfa Romeo GTA et la remontée continue jusqu’à occuper la 8ème place.
Mais les pneus chauffent et l’adhérence est de plus en plus mauvaise. Malheureusement, dans le dernier tour, en pleine bataille avec Franco Lembo sur son Alfa, la MG décroche et après un 360° au milieu de la piste, elle vient échouer ses roues arrières dans le bac à graviers. Je réussi toutefois à ressortir et à finir la course aux alentours de la 20ème place.
Les sensations ont été fabuleuses et finalement, malgré cette figure liée à la découverte du comportement de l’auto, la satisfaction est de mise, la course à été finalement excitante. J’apprends juste après coup que j’ai failli être percuté par la Jaguar de M. Bouzanquet qui est partie en toupie derrière moi avant d’aller lécher les rails un peu violemment. Mais la Jaguar sera tout de même au départ demain.
Voilà la première journée terminée, fabuleuse et passionnante. Vivement demain, pour Magny-Cours et ses spéciales dans la Nièvre.
Nicolas Berthy

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