Pat, depuis la mini trêve estivale, Renault est la seule équipe qui a pu procéder à des essais. Cette séance du vendredi matin à Hockenheim a-t-elle été très utile ?
Notre séance à Hockenheim s'est avérée extrêmement positive. Nous avons choisi une construction de pneumatiques qui sera utilisée en Hongrie grâce à cette séance supplémentaire. Ceci corrobore notre décision de nous ranger au protocole de Heathrow, qui nous permet de tourner alors que les autres n'en ont pas le droit. En outre, les conditions très chaudes que nous avons connues différaient radicalement de celles que l'on avait eues lors des essais hivernaux. Les données récoltées étaient par conséquent particulièrement utiles au niveau des pneus.
Cette année, le tracé a subi quelques modifications, destinées à favoriser les dépassements. Croyez-vous qu'elles vont marcher ?
Vous savez, c'est très difficile de le dire avant d'être sur place. A Magny-Cours, par exemple, les organisateurs ont réaménagé la piste avec les mêmes intentions et on ne peut pas vraiment dire que cela ait porté ses fruits. Pour ce qui est du Hungaroring, je ne pense pas que les pilotes seront capables de coller suffisamment à la voiture devant dans le virage 11 pour le doubler au 12, le nouveau virage lent. Dans le virage 1, ce sera peut-être une autre histoire, quoiqu'il y faille également surveiller un autre paramètre, la poussière qui se trouve hors de la trajectoire. Lorsqu'on s'écarte de la ligne, cela peut prendre plusieurs virages avant que les pneus ne soient à nouveau propres. Ainsi, tout dépassement augmente le risque de faute dans les kilomètres suivants. Pour toutes ces raisons, je ne pense pas que les modifications changeront grand-chose à la difficulté de dépasser. De notre côté, nous allons penser notre stratégie en partant du principe que les dépassements seront compliqués.
D'aprés un communiqué RenaultF1,