Alonso s'en tire bien, mais c'est un désastre pour Trulli

La deuxième séance qualificative au Grand Prix du Japon laisse l'écurie Renault bredouille et déçue. Rapides depuis le début du week-end, les R23B n'ont pas pu faire preuve de leur vrai niveau de compétitivité lors des qualifications, étant handicapées par la pluie fine qui tombait sur le circuit de Suzuka.
Fernando Alonso, quinzième pilote à sortir cet après-midi, a dû faire face aux débuts de la pluie qui a commencé à tomber sur son tour de chauffe; malgré un niveau d'adhérence variable, il a pu s'emparer de la cinquième place. Jarno Trulli, auteur du meilleur temps vendredi, est sorti dernier sur une piste mouillée. La perte de temps entraînée par le mauvais temps a poussé l'écurie à faire rentrer l'Italien aux stands dans le but de conserver de l'essence pour la course.
« Je n'ai pas eu trop de chance aujourd'hui, » remarque Fernando Alonso, 5ème. « Au moment où j'entrais sur la piste, il s'est mis à pleuvoir et même si la pluie n'était pas très forte, cela coûte quelques dixièmes. J'ai poussé comme si j'étais sur piste sèche, mais le chrono n'était pas là : la voiture manquait de grip et surtout sous accélération. Néanmoins, elle est bien équilibrée et je suis bien placé pour demain. »
« Que dire là-dessus ? Chaque fois, je me bats pour décrocher ma première pole position et ce week-end, j'étais sur la bonne voie pour la prendre, » lache Jarno Trulli, eternel poissard. « Nous avons bien travaillé ce matin, et nous étions très compétitifs, même si la feuille des chronos ne l'a pas forcément montré. Ensuite, la pluie est arrivée pour ruiner mes espoirs. Ce sera une course d'autant plus difficile demain qu'il n'est pas aisé de doubler sur ce circuit. »
« Après avoir commencé le week-end d'une manière si prometteuse, le résultat des qualifications aujourd'hui est particulièrement amer. avoue Pat Symonds, » Directeur exécutif de l'ingénierie. « Pourtant, malgré un tour sous une pluie fine, la cinquième place de Fernando nous laisse de l'espoir pour demain, même si elle n'indique pas notre réelle compétitivité. Quant à Jarno, il doit être l'homme le plus malchanceux de la Formule 1 : il y a vingt-quatre heures, c'était le pilote le plus rapide du plateau ; aujourd'hui, il est au fond de la grille, sans avoir commis aucune erreur. Nous avons décidé que cela ne valait pas la peine de faire son tour chronométré, et lui avons demandé de rentrer aux stands pour conserver de l'essence. »
« La cinquième place de Fernando est une position intéressante pour la course demain, et montre que l'écurie n'a pas été une victime complète de la météo, » conclut Denis Chevrier, Chef de l'exploitation. « Pourtant, vu les temps enregistrés par ceux qui occupent la première ligne, nous pouvons réellement regretter les circonstances qui ont contraint Jarno à ne pas faire son tour : son potentiel indique qu'il était capable de prendre la pole. Le sort lui a enlevé une vraie occasion pour briller cet après-midi. »

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